
Bonjour à toutes et tous,
Nous vous informons par cette newsletter, des négociations concernant le dialogue social, le PAP (Protocole d’Accord Pré-électoral), ainsi que des travaux des CPN (Comités Paritaires de Négociations), GEPP (Gestion Emploi Parcours Professionnel) et Handicap, qui se sont déroulés du 5 novembre au 3 décembre 2025
Deux réunions supplémentaires sont planifiées par la direction : la première portera sur le vote électronique et la seconde sur le Protocole d’Accord Préélectoral (PAP), et se tiendront le 10 décembre après-midi.
Accord du dialogue social
La direction ne bouge pas du légal et propose seulement 17 titulaires et 17 suppléants ainsi que 2 Délégués Syndicaux. Dans l’accord actuel, le CSE est composé de 22 titulaires et suppléants et 4 délégués syndicaux. Sans changement les salariés perdrons 5 élus titulaires et 5 suppléants au CSE et 2 délégués syndicaux par organisation syndicale pour les représenter au plus près de leur travail. C’est un coup grave porté à la démocratie sociale de Kyndryl.
Protocole d’Accord Pré-électoral
L’intersyndicale, composée de la CFDT, de la CFE-CGC, de la CGT et de l’UNSA, a proposé que chaque organisation syndicale dépose ses listes le 5 janvier 2026.
La CGT propose d’introduire le vote par correspondance, en complément du vote électronique, afin de garantir la participation de l’ensemble des salariés. Notre suggestion n’a pas retenue par la direction.
Nous avons indiqué que la direction avait déjà proposé 19 titulaires et 19 suppléants, sans approbation syndicale à ce jour. La direction a cherché à nous diviser en interrogeant chaque syndicat sur son refus de signer le PAP.
La CGT est intervenue pour rappeler qu’aujourd’hui nous étions en négociation du PAP et que dans ce cadre, les revendications sont soutenues uniquement par l’intersyndicale
La direction impose ensuite une réunion sur l’accord du vote électronique le lendemain juste avant les négociations GEPP et Handicap.
Les organisations syndicales ont décliné cette invitation en raison de leur participation à ces deux réunions CPN (GEPP et Handicap) et du manque de temps de préparation.
Compte-rendu CPN du 3 décembre 2025 – GEPP sur la transition de fin de carrière
La CGT est intervenue en début de séance de négociation GEPP pour dire :
Inscrire des modalités spécifiques pour le Talent Hub dans cet accord n’a pas lieu d’être car cet accord stigmatise ce service. Certains salariés en faisant partie le vivent déjà très mal et même les salariés en poste craignent l’intercontrat car c’est vécu comme une mise au placard.
La direction a décidé de ne parler que du volet retraite progressive et de la fin de carrière.
Les points évoqués dans l’accord sont
- Constat : 216 personnes de + de 60 ans en janvier 2026
- Il est prévu de nommer un Interlocuteur retraite
- Temps partiel senior 24 mois avec engagement à partir à la retraite à terme
- avec prime d’adhésion au dispositif de 2 mois de salaires
- Maintien des cotisations assurance vieillesse employeur à 100%
- Indemnité retraite selon la convention collective 1 mois (5 ans d’ancienneté) + 1/5 mois par année d’ancienneté supplémentaire
- Retraite progressive à partir de 60 ans : 50/50, Kyndryl paie la ou le bénéficiaire pour le mi-temps accompli et la moitié restante est payée par l’assurance retraite
- Possibilité de cumuler les 2 dispositifs, nous considérons que ce n’est pas intéressant pour les salariés
- Mécénat fin de carrière de 2 ans seulement, les dispositions légales permettent de le porter jusqu’à 3 ans. De même la direction ne prévoit que du temps plein alors que le dispositif peut être beaucoup plus souple pour éviter toute perte de compétences.
La CGT a demandé le rachat de trimestres
Pour les salariés souhaitant partir à la retraite, la CGT conseille d’anticiper, d’identifier leurs remplaçants potentiels en priorité via le Talent Hub et de prévoir du shadowing ainsi que des formations adaptées.
Après discussion avec les autres Organisations Syndicales, il a été convenu d’étendre le mécénat à la majorité des salariés et pas seulement au Talent hub.
Pour la direction, le mécénat de compétences concerne uniquement les salariés à deux ans de la retraite. Une vision bien réductrice du dispositif sachant qu’il peut aussi être utilisée comme une mission au sein des associations pour non seulement conserver les compétences des salariés concernés mais les ouvrir à d’autres formations dispensées par l’association bénéficiaire.
La CGT a insisté sur le sujet du mécénat car nous ne sommes pas d’accord sur le fait de conditionner le départ vers le mécénat.
Nous constatons l’inertie du service RSE en la matière.
Pour exemple, nous vous avions transmis un dossier complet avec un salarié volontaire et une association partenaire et malgré cela il reste bloqué depuis février 2025.
Face à un tel constat nous avons interpelé la direction ; “ne nous dites donc pas que vous avez la volonté d’avancer sur ce sujet ».